Soignez les douleurs avec l’harpagophytum !

harpagophytum

 

Connaissez vous l’harpagophytum ? Pour alléger les douleurs, la médecine conventionnelle dispose de nombreux médicaments. Toutefois, les médecins hésitent à prescrire car la plupart des médicaments entraînent une dépendance. De plus, ils ne doivent pas être pris sur le long terme à cause des effets secondaires, notamment l’ulcère d’estomac. En médecine naturelle, il y a des huiles essentielles, des baumes, des plantes…

Mais au début des années 2000, la seule plante naturelle harpagophytum contre les fortes douleurs telles que l’arthrose et les lombalgies s’est retrouvée menacée d’extinction. Il s’agit de l’harpagophytum, une plante qui ne fleurit qu’un jour par an, et qui pousse dans le désert du Kalahari, à l’extrême sud de l’Afrique. Les phytothérapeutes partisans d’une approche responsable ne l’utilisent qu’en cas d’extrême nécessité. Heureusement, aujourd’hui, les choses ont changé, dans le bon sens.

 

L’harpagophytum : un antidouleur très efficace

Lorsque la commission E allemande a approuvé l’usage de l’harpagophytum contre les douleurs articulaires en 1989, l’espèce a commencé à souffrir de surexploitation. Et le problème ne s’est pas arrangé lorsque le comité scientifique de l’ESCOP regroupant l’ensemble des associations nationales européennes de phytothérapiea reconnu son efficacité contre les douleurs d’arthrose et la tendinite en 1996.

L’ harpagophytum est devenu l’antidouleur naturel le plus utilisé en Europe, aiguisant ainsi les appétits de l’industrie pharmaceutique.

Les choses se sont encore empirées en l’an 2000, lorsqu’un essai réalisé en Europe a montré l’efficacité de l’harpagophytum par rapport au traitement médicamenteux courant contre l’arthrose, mais avec 3,5 fois moins d’effets secondaires. Cela a entraîné une surexploitation. En effet, en une seule année, la cueillette d’harpagophytum sauvage a augmenté de 50 %, passant de 700 tonnes en 2001 à plus de 1000 tonnes en 2002, bien au-delà du rythme naturel de renouvellement !

En 2003, lorsque l’harpagophytum s’est avéré plus efficace que le Vioxx, l’antidouleur star mondiale contre l’arthrose, l’espèce est gravement menacée. Le risque d’extinction s’est encore aggravé, la même année, lorsqu’une autre étude a indiqué que les personnes traitées avec de l’harpagophytum avaient vu leur douleur régresser de 25 à 45 %, tandis que leur mobilité augmentait d’autant.

La surexploitation de l’harpagophytum est devenue de plus en plus inquiétante. Un comité se réunit d’urgence alors à Genève en 2003, dans le cadre de la « Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction ». Suite à cette convention, le gouvernement namibien a enfin réagi vigoureusement.Il imposa alors un cahier des charges précis pour encadrer la culture et la cueillette de l’harpagophytum, sous la protection d’une charte et d’un quota afin de garantir sa pérennité en tant que ressource naturelle.Cependant, le sort de l’harpagophytum est resté incertain durant plusieurs années.

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L’harpagophytum sauvé par le tribu Khwe en 2008

Enfin, le gouvernement namibien a trouvé une solution durable en 2008. L’harpagophytum pousse dans le désert du Kalahari, dans le sud de l’Afrique. On a ainsi créé une zone « sanctuaire » dans le parc National de Babwata, à la frontière entre la Namibie, le Botswana et la Zambie.La garde en a été confiée aux populations locales, dont la communauté Khwe, une tribu de Bochimans.

Aujourd’hui, les habitants de cette région bénéficient des fruits de l’exploitation durable de cet harpagophytum, via un contrat signé dans le cadre de l’Integrated Rural Development and Nature Conservation (IRDNC). Afin de préserver la plante sans blesser la racine principale, la cueillette se fait de manière délicate. Ainsi, la plante est capable de se régénérer et les racines de se reconstituer. En effet, en pratiquant la cueillette classique, la régénération est impossible car l’ensemble de la plante est arraché, puis la racine est découpée en petits morceaux. En revanche, l’harpagophytum des Khwe est issu d’un jardinage encadré, et non du pillage aveugle des ressources naturelles.Cela est d’autant plus important que les effets de l’harpagophytum se renforcent avec le temps. En effet, il est de plus en plus efficace au fur et à mesure des prises.

On peut sentir pleinement ses effets au bout de 3 mois. Il convient de prendre de l’harpagophytum aussi longtemps que l’on veut guérir les douleurs. Il n’y a ni phénomène d’accoutumance, ni effets secondaires dangereux. Si prise d’un traitement, demandez l’avis de votre médecin traitant.

La découverte des vertus de l’harpagophytum

Il est à noter que la cueillette de l’harpagophytum durable ait été confiée à la communauté Khwe n’est qu’un juste retour des choses. En effet, ce sont les ancêtres de ce tribu qui avaient révélé à un officier allemandles exceptionnelles vertus antidouleur de l’harpagophytum en 1903.Cet officier, du nom de G.H. Mennert, avait été envoyé en Afrique australe lors du soulèvement des Bochimans.

Durant les combats, il fut tellement fasciné par la résistance physique des Bochimans, leur capacité à supporter des conditions extrêmes et à courir 35 kilomètres pieds nus dans les cailloux à des températures dépassant les 40°C. Il décida alors de rester sur place afin de découvrir les secrets du mode de vie les rendant si résistants.

G.H. Mennert établit alors des contacts avec des guérisseurs bochimans. Ces derniers finissent par lui révéler l’existence d’une plante exceptionnelle qui ne fleurit qu’un jour par an seulement, pendant la brève saison des pluies.

En effet, afin de se protéger de l’aridité extrême du désert du Kalahari, l’harpagophytum passe 10 mois de l’année enfouie sous le sol. Pour survivre si longtemps, elle est obligée de stocker d’énormes quantités de nutriments et minéraux essentiels, dont de très précieux iridoïdes dans ses racines. Ce sont des rares substances actives antidouleurs. C’est pourquoi l’harpagophytum était utilisée par les guérisseurs Bochimans contre les douleurs articulaires, mais aussi les douleurs musculaires et squelettiques.

Malheureusement, l’harpagophytum est une plante qui met beaucoup de temps à pousser. De plus, elle est difficile à cultiver. L’essentiel de la production mondiale reste, à ce jour, le fruit de la cueillette de plantes sauvages.

 

Comment protéger l’harpagophytum ?

Il est bon de savoir que se soigner à l’harpagophytum cultivé hors de la réserve naturelle des Khwe, c’est donc contribuer, consciemment ou inconsciemment, à la destruction d’un des plus grands trésors de santé qui nous ait été légués.

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C’est aussi compromettre notre possibilité de continuer à jouir des bienfaits antidouleur de cette plante, non seulement pour nos enfants et petits-enfants, mais également pour nous-même.

Il est alors recommandé de prendre de l’harpagophytum issu d’une culture encadrée et durable comme celle pratiquée par les Khwe. Il est alors essentiel de demander, aux fabricants, la provenance de leur harpagophytum. En revanche, il faut accepter d’en payer le prix. En effet, l’harpagophytum pirate, issu du braconnage est vendu moins cher sur le marché.

Seuls les laboratoires proposant de l’harpagophytum des Khwe peuvent prouver leur sérieux ainsi que l’aspect responsable de leur approche.En recourant à eux, vous avez la garantie d’une certaine éthique, ce qui n’est pas sans intérêt sur le contenu réel des gélules qu’ils vendent.

Comment prendre de l’harpagophytum ?

D’après les études, il faut prendre, par jour, 480 mg d’extrait d’harpagophytum concentré en harpagoside, la substance active de la plante. Comme cette plante ne se conserve pas fraîche, on ne prend qu’un extrait, et non la racine entière, comme la croquaient les Bochimans dans le désert. De plus, elle est très amère, si bien que peu d’entre nous seraient heureux de devoir en absorber, tous les jours.

Il est bon de savoir qu’en mangeant directement la racine de l’harpagophytum, vous êtes obligés d’en prendre une grande quantité car les actifs sont dilués 5 à 10 fois plus que dans un extrait. Vous ne pourrez pas non plus connaitre exactement la quantité réelle des actifs se trouvant à l’intérieur car elle varie en fonction des conditions où elle a poussé, sa taille ainsi que sa maturité.

Il est conseillé de se procurer d’un extrait d’harpagophytum, plutôt que la poudre de plantes car la teneur en principes actifs de cette dernière n’est pas garantie.Cette marque bien connue, propose un produit dosé à 380 mg d’extrait d’harpagophytum par gélule. Malheureusement, elle ne donne aucune indication d’origine.

Vous pourrez également trouver en pharmacie et magasins spécialisés un produit de la marque Vit’All+ qui propose une autre approche avec un dosage en harpagophytum plus faible mais qui est associé à d’autres extraits de plantes connues pour soulager les douleurs articulaires tels que la cassis, le saule, la prêle ou encore la reine des prés.

Chaque dose de 2 gélules contient 644 mg d’extrait d’Harpagophytum procumbens titré à 5 % d’iridoïdes totaux et 2,5 % d’harpagosides. En revanche, l’effet ne serait peut-être pas assez puissant à 2 gélules par jour comme le recommande ce laboratoire.

Selon une revue d’études citée en 2008 dans Alternative Medicine, des études ont révélé que pour traiter efficacement les douleurs articulaires et lobaires, il faut prendre quotidiennement des extraits d’harpagophytum contenant 50 à 60 mg d’harpagoside.

 

Les autres vertus de l’harpagophytum

L’harpagophytum est un antioxydant très intéressant. Non seulement, elle augmente la production de superoxyde dismutase, de catalase et de glutathion peroxydase, mais elle permet aussi de réduire fortement l’activité des radicaux libres et des dommages dans les cellules, avec un effet anti-inflammatoire, ce qui renforce son intérêt contre l’arthrose.

L’harpagophytum aide aussi à la digestion. En effet, son amertume permet d’accroitre la sécrétion des sucs gastriques. Elle permet aussi de diminuer la pression artérielle tout en ayant un effet significatif contre l’arythmie cardiaque.

Comme la plupart des plantes utilisées en médecine naturelle, l’harpagophytum permet non seulement de soulager les douleurs, mais il agit aussi de façon favorable à de nombreux autres niveaux dans votre organisme. En revanche, il est important de demander l’avis d’un médecin si vous êtes sous traitement anticoagulant, car l’harpagophytum risque de redoubler l’action de vos médicaments. Mais en tant qu’antidouleur naturel contre l’arthrose, il est irremplaçable.

Sur Internet, vous pouvez vous rendre ici pour vous procurer ce complexe à base d’ Harpagophytum procumbens fabriqué à partir de principes actifs.

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